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Loira Administratrice Team BP


Inscrit le: 13 Nov 2004 Messages: 36634 Localisation: Rhône-Alpes
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Posté le: 23 Jan 2005 11:03 Sujet du message: [PdV] Quelques définitions |
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Ce tutoriel est sous licence Attribution-NonCommercial 2.0 de Creative Commons qui vous permet de reproduire, redistribuer, modifier et communiquer ce tutoriel selon les conditions suivantes :- Vous devez citer le nom de l'auteur et celui du forum.
- Vous n'avez pas le droit d'utiliser ce tuto à des fins commerciales.
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Diaphragme et vitesse
Le diaphragme est en quelque sorte l'iris de l'objectif. Il s'ouvre ou se ferme pour laisser entrer plus ou moins de lumière..
Les tailles d'ouverture sont standardisées et symbolisées par la lettre « f » ; ce sont donc strictement les mêmes d'un objectif à l'autre, d'une marque à l'autre quel que soit le type ou l'âge de l'appareil. L'échelle peut paraître exotique, mais on s'y fait !
Les ouvertures que l'on trouve le plus couramment sont, de la plus grande à la plus petite : f/2,8 ; f/4 ; f/5,6 ;f/8 ; f/11 ;f/16 ; f/22. Ce qu'il faut retenir, c'est que chaque changement de cran multiplie par deux ou divise par deux la quantité de lumière qui va frapper la pellicule ou le capteur. Exemple : si l'on passe de f/8 à f/11, la quantité de lumière est divisée par deux ; si l'on passe de f/8 à f/5,6, elle est multipliée par deux.
La vitesse désigne le temps pendant lequel l'obturateur va s'ouvrir pour laisser entrer la lumière. Là encore, les vitesses sont standardisées depuis très longtemps. Il est à noter que l'obturateur est simulé sur les compacts numériques : en fait, la lumière baigne le capteur en permanence (c'est pourquoi on voit l'image sur l'écran) et c'est à l'enregistrement qu'il sera fait appel à une sorte d'obturateur virtuel.
Les vitesses les plus couramment installées sur les boîtiers sont (en fraction de seconde) : 1/1000 ; 1/500 ; 1/250 ; 1/125 ; 1/60 ; 1/30 ; 1/15 ; 1/8 ; ¼ ; ½ ; 1. Là aussi, chaque changement de cran multiplie ou divise par deux la quantité de lumière. Exemple : passer du 1/250 au /500 divise la quantité de lumière par deux ; passer du 1/250 au /125 la multiplie par deux.
Combiner diaphragme et vitesse est une constante en photo. Pour une quantité de lumière donnée, il existe plusieurs possibilités de réglage. Si votre cellule vous indique par exemple que la quantité de lumière nécessite une ouverture à f/8 et une vitesse à 1/60, les couples suivants laisseront entrer exactement la même quantité de lumière :
- f/8 au 1/60 ;
- f/11 au 1/30 ;
- f/22 au 1/15 ;
- f/5,6 au 1/125 ;
- f/4 au 1/250 ;
- f/2,8 au 1/500.
On voit donc qu'entre les deux extrêmes, f2,8 au 1/500 et f/22 au 1/15, le choix est vaste, et donnera lieu, pour un même sujet, à des clichés radicalement différents. Savoir maîtriser ce choix est obligatoire si l'on veut faire de la photo.
Edit 24 octobre : tout vient à point ! Maintenant que j'ai un réflex numérique, je peux illustrer mes propos
Voici donc deux photos exposées de même façon, mais avec deux couples diaphragme/vitesse différents. La première est prise à f/8 et au 1/50ème, soit un diaphragme relativement fermé et une vitesse assez lente ; comme il s'agit de macro, la zone de netteté absolue est relativement courte, mais le flou reste très et surtout trop lisible.
La deuxième photo est prise à pleine ouverture soit f/1,8 et très grande vitesse : 1/1000ème. En conséquence, la zone de netteté est très très courte, mais le flou autour est absolu, ce qui permet de bien détacher le détail photographié.
 _________________
Merci à Zarumbatus, auteur de mon avatar !
Dernière édition par Loira le 22 Sep 2006 18:30; édité 3 fois |
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Loira Administratrice Team BP


Inscrit le: 13 Nov 2004 Messages: 36634 Localisation: Rhône-Alpes
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Posté le: 23 Jan 2005 12:00 Sujet du message: |
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Priorité diaphragme/vitesse
Tous les appareils photo destinés au grand public peuvent fonctionner en automatique. Néanmoins, si l'on veut maîtriser la photographie, il faut apprendre à faire ses propres choix ; en outre, il arrive bien souvent que les choix de l'appareil ne soient pas les meilleurs. Il faut donc débrayer l'automatisme et passer, sinon en manuel (ce qui n'est pas proposé sur tous les appareils), du moins en semi-automatique. L'appareil propose alors le choix entre la priorité au diaphragme (dite aussi priorité à l'ouverture) et la priorité à la vitesse.
Priorité au diaphragme : vous choisissez le diaphragme et l'appareil règle la vitesse en fonction de votre choix. Si vous décidez d'ouvrir le diaphragme à fond, les risques de mauvaise surprise sont réduits. En revanche, plus vous fermez le diaphragme et plus le temps d'exposition va augmenter et, avec lui, les risques de bougé. Dans des conditions d'éclairage limites pensez à stabiliser l'appareil.
Priorité à la vitesse : vous choisissez la vitesse et l'appareil règle l'ouverture en fonction de votre choix. Là encore, il faut être conscient des conséquences : plus la vitesse sera élevée, plus l'appareil devra ouvrir le diaphragme ; plus le diaphragme sera ouvert et plus la profondeur de champ (zone de netteté) se réduira, surtout avec une longue focale... _________________
Merci à Zarumbatus, auteur de mon avatar !
Dernière édition par Loira le 22 Sep 2006 18:31; édité 1 fois |
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Loira Administratrice Team BP


Inscrit le: 13 Nov 2004 Messages: 36634 Localisation: Rhône-Alpes
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Posté le: 13 Nov 2005 15:11 Sujet du message: |
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| Loira a écrit: | ISO
Le système ISO/ASA définit ce que l'on appelle généralement la sensibilité du support, qu'il s'agisse d'une pellicule ou d'un capteur. En fait, on devrait plutôt parler de rapidité : le terme sensibilité devrait être réservé à l'aptitude du support à capter les diverses longueurs d'onde de la lumière.
Un peu de technique d'abord... La pellicule photographique est constituée d'un support à base de gélatine sur lequel est étendue une émulsion à base de sels d'argent (pour le N&B) qui se présentent sous forme de grains. Ces grains peuvent être petits, moyens ou gros. L'émulsion est d'autant plus rapide que la proportion de gros grains est importante ; inversement, elle est d'autant plus lente que les petits grains sont nombreux. La pellicule couleur est constituée différemment, mais le résultat est, au final, le même.
Comme pour les diaphragmes et les vitesses, des normes ont été établies afin que chacun puisse s'y retrouver. Deux systèmes ont longtemps coexisté : le système ASA et le système DIN, mais le premier l'a emporté et survit toujours après avoir changé de nom et être devenu le système ISO.
Bien évidemment, dans le cas des capteurs, la taille des photosites ne change pas en fonction de la rapidité choisie : le système ISO est, en quelque sorte, émulé. Néanmoins, la technique a joué un gros tour aux photographes puisque, tout comme en argentique, plus on monte en sensibilité (rapidité), plus la taille du grain augmente. Mais cette fois, on parle de bruit.
L'échelle théorique des sensibilités va de 25 à 1600, voire 3200 ; pour les pellicules, on trouve couramment de 50 à 400 ISO, tandis que les capteurs dernier cri couvrent le plus souvent de 100 à 800 ISO. Ce qu'il faut retenir, c'est que cette échelle est analogue à celles des diaphragmes et des vitesses : on double en passant d'une graduation à l'autre. A 400 ISO, la rapidité du film/capteur est donc le double de celle d'un film/capteur à 200 ISO.
Que l'on soit en argentique ou en numérique, le choix de la rapidité/sensibilité doit tenir compte de plusieurs facteurs : la quantité de lumière disponible, la vitesse éventuelle du sujet, la profondeur de champ souhaitée, le rendu final attendu. En d'autres termes, il va falloir faire des compromis.
Si l'on est en 400 ISO : on peut opérer en lumière relativement faible sans trop de risque de bougé ; en lumière plus importante, on peut opter pour une vitesse d'obturation rapide, permettant d'immobiliser un sujet qui se déplace ; ou encore, fermer le diaphragme pour augmenter la profondeur de champ ; mais ces avantages peuvent être autant d'inconvénients si l'on veut obtenir un sujet flou ou une profondeur de champ réduite. En outre, nombre de capteurs même récents vont commencer à générer un bruit peu discret.
Si l'on est en 100 ISO : on se trouve en général à l'étiage du bruit du capteur et si l'on a une excellente optique, on peut obtenir un très beau piqué. Mais si la lumière est médiocre, il va falloir réduire la profondeur de champ et/ou la vitesse d'obturation... On n'a rien sans rien !
L'un des avantages du numérique réside donc dans la possibilité de changer d'ISO à volonté. Mais du coup, il faut aussi considérer ce réglage-là en même temps que l'on choisit le diaphragme et la vitesse d'obturation. Ce qui ne facilite peut-être pas la vie de l'apprenti photographe... |
_________________
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Loira Administratrice Team BP


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Posté le: 01 Sep 2006 23:06 Sujet du message: |
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Bracketing
Série de trois ou cinq prises de vue ; la prise de vue centrale correspond au choix d'exposition suggéré par les indications de la cellule. Les prises qui l'encadrent comportent une correction d'exposition agissant sur le diaphragme ou la vitesse. On recourt au bracketting en cas de conditions difficiles, quand on n'est pas certain que le choix fait soit le bon ; c'est notamment le cas lorsque la cellule peut être leurrée par la forte présence de valeurs extrêmes (champ de neige, muraille de basalte, etc.). Les appareils experts proposent cette fonction ; pour les autres, il faut passer en manuel, si cette option est offerte. _________________
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Posté le: 01 Sep 2006 23:07 Sujet du message: |
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Les types d'objectifs : grand-angle, standard et téléobjectif
Les objectifs que l'on monte sur les boîtiers réflex sont grossièrement classés en trois catégories en fonction de leur champ de vision et de l'effet de grossissement que ce dernier induit.
L'objectif standard correspond au champ de vision humain. Sur un réflex 24x36, sa focale est de l'ordre de 50 mm. Sur un réflex numérique à petit capteur, sa focale est environ de 35 mm.
Le grand angle a un champ de vision plus large. Sur les réflex 24x36, c'est le cas des objectifs de focale inférieure à 50 mm ; sur les réflex numériques à petit capteur, il faut descendre en-dessous de 35 mm. Autrement dit, pour monter un vrai grand angle sur ce type de boîtier, il faut pratiquement taper dans la gamme des super grands angles, généralement plus coûteuse que les classiques 28 ou 35 mm.
Le téléobjectif a un champ de vision plus étroit que celui de l'oeil humain ; plus la focale est longue, plus le champ est étroit et donc plus le grossissement est important. Sur un format 24x36, il s'agit des focales supérieures à 50 mm. Avec les petits capteurs, en revanche, le 50 mm est déjà un petit téléobjectif.
Les zooms suivent peu ou prou ce classement. On trouvera donc des zooms grands angles et des télézooms, mais aussi des zooms transtandards : ils évoluent du grand angle au petit télé, de part et d'autre, donc, du champ de vision humain. _________________
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Inscrit le: 13 Nov 2004 Messages: 36634 Localisation: Rhône-Alpes
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Posté le: 01 Sep 2006 23:08 Sujet du message: |
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Macro et proxy
Le mode macro est celui qui permet d'obtenir sur le support, capteur ou pellicule, un rapport de grandeur d'au moins 1:1. En clair, un sujet qui mesure deux millimètres projettera une image d'au moins deux millimètres sur la pellicule ou sur le capteur. Si les tailles du sujet et de son image sont les mêmes, le rapport est noté 1:1 ; si la taille de l'image est double de celle du sujet, le rapport est noté 2:1 ; si la taille de l'image est la moitié de celle du sujet, le rapport est noté 1:2.
Dans ce dernier cas de figure, on ne se trouve plus, strictu sensu, dans la macro, mais dans la proxy-photographie. C'est très souvent le cas du mode "macro" proposé par de nombreux apn. _________________
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Loira Administratrice Team BP


Inscrit le: 13 Nov 2004 Messages: 36634 Localisation: Rhône-Alpes
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Posté le: 01 Sep 2006 23:10 Sujet du message: |
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Profondeur de champ et hyperfocale
La profondeur de champ (pdc) est la zone de netteté qui s'étend de part et d'autre du plan de mise au point.
J'attire l'attention de tout le monde sur un point important : c'est de netteté qu'il s'agit et non de flou, contrairement à ce que laissent supposer certains livres ou articles écrits par des graphistes qui vous proposent d'augmenter la profondeur de champ en floutant certaines zones de votre photo ! Un peu comme si on vous expliquait que pour augmenter votre ration de calcium, il faut boire moins de lait !!!
La profondeur de champ est donc une notion centrale en photographie, et si l'on veut maîtriser ce que l'on fait, il faut impérativement mémoriser ce qui suit.
La pdc est fonction de plusieurs facteurs :
- la longueur de la focale : longue focale, courte pdc ; courte focale, grande pdc ;
- l'ouverture du diaphragme : grande ouverture, courte pdc ; petite ouverture, grande pdc ;
- la distance de mise au point (map) : map rapprochée, courte pdc ; map éloignée, grande pdc
La pdc s'étend donc de part et d'autre du plan de mise au point. Le rapport est approximativement de un tiers devant pour deux tiers derrière.
Ces règles restent valables quand on opère en macro, mais attention : la pdc s'évalue alors en millimètres, voire en fractions de millimètre...
Si vous retenez ça, c'est l'essentiel. Ce qui suit est là pour faire le tour complet de la question, mais n'est en rien indispensable pour maîtriser la photo. D'autant plus que si on ne veut pas s'arracher les cheveux (vous allez voir que c'est bien assez compliqué comme ça), il vaut mieux ne se lancer dans l'hyperfocale qu'avec des optiques fixes, ce qui ne correspond pas à l'équipement majoritaire sur ce forum.
Vous entendrez donc parfois parler de l'hyperfocale. Il s'agit d'une distance de mise au point magique, puisqu'elle offre une profondeur de champ s'étendant de la moitié de cette distance à l'infini. En fait de netteté, certains spécialistes font observer qu'il s'agit d'une netteté un peu approximative, mais on ne va pas chipoter !
Comment trouver l'hyperfocale ? That is the question ! Le calcul fait intervenir trois facteurs :
- la focale de l'objectif (notée F) : d'où l'intérêt d'être équipé en optiques fixes !
- le diaphragme choisi (noté f) : du coup, l'hyperfocale change chaque fois que vous changez de réglage !
- le cercle de confusion (noté c)... Il s'agit du diamètre (exprimé en mm) des deux plus petits cercles strictement tangents que l'on puisse distinguer à l'oeil nu sur un négatif. Pour simplifier les choses, cette notion varie en fonction de la taille du négatif (ou de son équivalent numérique, le capteur)
Une fois que vous avez tout ça en main, il ne reste plus qu'à appliquer la formule de calcul de l'hyperfocale H :
H = F² / (f x c)
Ca vous épate, non ?
Bon, heureusement, il y a plus simple, mais réservé aux détenteurs d'objectifs anciens et de quelques rares objectifs contemporains. Passez en mode manuel ou en priorité diaphragme, et choisissez une ouverture, si possible petite. Tournez la bague de mise au point pour amener l'infini en face du repère. Et hop : en face du diaphragme choisi, on lit la distance de map minimale qui se trouve être l'hyperfocale. Il n'y a plus qu'à faire la mise au point à cet endroit là et le tour est dans le sac. Exemple : hyperfocale à 4 m, mise au point à 4 mètres, netteté de 2 mètres à l'infini.
En fait, l'hyperfocale n'est plus aussi vitale à connaître aujourd'hui qu'autrefois. Elle était surtout utile aux reporters qui opéraient sur des terrains agités, et leur permettait d'éviter de refaire sans cesse la mise au point : en fonction des conditions rencontrées, ils se choisissaient une fois pour toutes un diaph, une vitesse et une mise au point, et pouvaient alors se concentrer sur ce qui se passait et sur le cadrage. Avec l'autofocus, la question n'est plus vraiment d'actualité. Elle est cependant à connaître si l'on veut obtenir une pdc à peu près maximale. _________________
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